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Acquérir du savoir-faire, une méthode pour progresser

Le but de ce texte est de permettre à tous les aïkidokas de mobiliser leurs énergies pour progresser ensemble de manière rationnelle afin que l’entraînement soit utile pour chacun.

Le sens de la pratique

La base de la pratique de l’Aïkido repose sur la santé. Il s’agit d’apprendre à bouger, à piloter son corps, d’acquérir le goût de l’effort physique et mental pour comprendre au fond de soi les principes de l’aïkido à l’aide des techniques qui le composent. Ainsi, la pratique de l’aïkido confère un plaisir physique et mental. On expérimente les sensations d’équilibre et de déséquilibre, le corps et l’esprit s’assouplissent.
On ne pratique pas l’aïkido seulement pour maintenir le physique en bonne forme mais aussi pour développer la conscience ; une pratique assidue conduit vers une attitude active, une attitude de chercheur. Chaque mouvement s’explique : pourquoi ? Comment ? A quoi correspond chaque action ? Quel est l’état d’esprit approprié à la réalisation d’un mouvement ?
A chaque entraînement on apprend à dépenser correctement l’énergie.

Pour atteindre le but

Pour que ces paroles se réalisent, des objectifs sont proposés. Ce sont les grades KYU (ceinture blanche) et DAN (ceinture noire). Ils constituent des étapes rationnelles qui permettent à l’aïkidoka d’estimer qu’il peut réaliser certains mouvements et ressentir certains principes.
Progressivement l’aïkidoka sera capable de reproduire les gestes qui lui sont montrés, il sera capable de les mémoriser et de les expliquer. Ensuite il deviendra autonome, il essaiera les mouvements des autres et tentera de les personnaliser.
Pour atteindre ces objectifs, l’aïkidoka saura mettre en éveil ses facultés d’écoute, d’observation et de ressentir.

Pour conserver la foi ... l'attitude

Pour faire vivre ce projet, l’élève organise son emploi du temps afin d’être présent à chaque entraînement correspondant à son niveau.
Dans la salle de pratique (dojo), il monte sur le tatami après avoir respecté le rituel du salut et commence à s’échauffer, à s’assouplir en attendant le début de l’entraînement (keiko).
Pendant le cours, il se rend disponible et attentif aux conseils qui lui sont prodigués par l’enseignant (senseï) ou par les élèves plus gradés (sempaï).
L’élève fait preuve de motivation, de courage, de calme et de tranquillité et entretient ceux-ci comme une flamme qu’on empêche de s’éteindre.
Ainsi la flemme, le sentiment de fatigue, le désintérêt, le froid et l’obscurité de l’hiver, la déprime … sont les premiers adversaires à bannir.

Le soutien ... l'enseignant

L’enseignant est présent à chaque séance pour s’occuper de chaque élève du plus doué à celui qui a le plus de difficultés. Son objectif est de guider l’élève vers l’acquisition d’un savoir. Il dose ses conseils suivant les capacités à les recevoir de chacun. Il n’oublie pas qu’il a été et reste un élève. Il connaît donc, le chemin qui mène vers un certain niveau de compréhension et les pièges qui entravent cette progression.

La prise en charge

Une fois inscrit , le nouvel arrivant 6ème Kyu (débutant) disposera d’un cours durant lequel il suivra une progression qui sera balisée par un passage de grade 5ème kyu (2 à 4 mois de pratique) et 4ème kyu (4 à 5 mois de pratique supplémentaires). En cas de réussite à l’épreuve du 5ème kyu un créneau horaire supplémentaire de niveau supérieur lui permettra de poursuivre sa progression. Si l’élève échoue à l’examen, il continuera l’entraînement dans son cours initial jusqu’à l’évaluation suivante.
Quant à l’élève qui n’est pas intéressé par les passages de grades, il ne peut prétendre assister aux cours de niveau supérieur que si son professeur le juge suffisamment capable.
Le même principe sera appliqué pour les autres kyu.
Chaque élève peut assister à une séance de niveau supérieur pour écouter et observer.

Pour enrichir l'échange

D’autres occasions de pratiquer l’aïkido sont ouvertes aux adhérents :

  • des interclubs
  • des stages payants, privés ou fédéraux, sont organisés pendant la saison sportive.

Toutes ces manifestations permettent de pratiquer de façon intensive avec d’autres aïkidokas et de bénéficier de l’enseignement d’autres professeurs.

Lecture

Parmi les nombreux ouvrages existants, les livres de Christian TISSIER et l’ouvrage fondamental de maître Kisshômaru UESHIBA, "L’esprit de l’Aïkido", constituent un excellent support.

Budo ne signifie pas vaincre l’adversaire par la force. Ce n’est pas non plus une arme de destruction. Le véritable Budo consiste d’abord à accepter l’esprit de l’Univers, à sauvegarder la paix en ce monde, à protéger et favoriser l’épanouissement de tous les êtres.

Morihei Ueshiba

Guide du débutant en Aïkido

Stages recommandés par l'A.C.P.

Stages Cercle Tissier